
La CCFC Québec organisait du 18 au 22 octobre 2010 la Semaine d'excellence en affaires Québec –France dans le but de promouvoir et de susciter les partenariats économiques entre la France et le Québec.
La délégation française mise à l’honneur pour cette édition était composée de représentants de la Seine-et-Marne et du Val d’Europe, deux territoires à proximité de Paris, réunissant :
- le Syndicat d’Agglomération Nouvelle (SAN) du Val d’Europe, regroupant les cinq communes du secteur ;
- l’agence de développement économique « Seine-et-Marne Développement » ;
- la société Euro Disney SCA qui exploite le parc d’attraction Disneyland Paris, 1ère destination touristique européenne.
Afin de faire se rencontrer les acteurs économiques québécois et français, et de faire valoir leurs atouts respectifs et les possibilités d’affaires, plusieurs activités étaient proposées à l’hôtel Hilton Québec :
Le mercredi 20 octobre se tenait au Hilton Québec la première activité de la Semaine d’excellence : un dîner suivi d’une conférence de Christophe Giral, directeur immobilier d’Euro Disney, sur le thème « Faire affaires avec un grand donneur d’ordre français ». M. Giral a commencé par une présentation de l’impressionnante réussite touristique de la société Euro Disney SCA et le parc d’attraction qu’elle gère, Disneyland Paris. Jugez vous-même : première destination touristique européenne avec plus de 15 millions de visiteurs annuels (soit plus que la Tour Eiffel et le Louvre réunis), un chiffre d’affaires de 1,7 milliards de dollars, un peu moins de 15 000 employés, etc.
Mais le représentant d’Euro Disney s’est appliqué à montrer qu’outre le secteur touristique dans lequel s’est fait connaître l’entreprise du grand public, elle est également un acteur important de l’aménagement du territoire en Val d’Europe, selon une entente tripartite entre l’État, les collectivités territoriales et Euro Disney. Celle-ci s’est fixé comme objectif de faire du Val d’Europe un exemple en matière d’aménagement du cadre de vie, incluant très tôt le principe de l’éco-construction (bâtiment vert et intelligent), faisant d’elle une avant-gardiste dans le domaine.
De plus, Christophe Giral a souligné le fait que son entreprise s’appliquait avant tout à « travailler à partir d’entreprises locales ou régionales » et à « fédérer les acteurs » afin de faire de l’aménagement du territoire une vision et un projet collectifs.
C’est dans le prolongement de cette idée qu’Euro Disney est venu à Québec, afin d’étudier des possibilités de partenariats, notamment dans les domaines du bâtiment vert et intelligent (éco-construction) et de l’art numérique, lesquels ont fait l’objet d’un be-to-be entre le géant européen du tourisme et des entreprises québécoises. M. Giral a en effet reconnu le savoir-faire qu’ont acquis les entreprises québécoises dans ces domaines.

Le Gala du Prix d’Excellence qui se tenait le 21 octobre dans la grande salle de bal du Hilton était le point culminant de la semaine. Depuis 10 ans, la CCFC Québec s’applique en effet à faire de cette soirée un évènement de prestige dont le but principal est de promouvoir les partenariats économiques et commerciaux entre des entreprises québécoises et françaises. Le Prix d’Excellence en Affaires Québec-France décerné à cette occasion permet de récompenser et de mettre en lumière une entreprise québécoise ou française qui s’est illustrée par la grande qualité d’un partenariat franco-québécois.
Le Prix d'Excellence 2010 fut décernée à l’entreprise québécoise Premier Tech Aqua, spécialisée dans les technologies de traitement autonome et décentralisé des eaux usées. récompensée pour un partenariat avec le groupe français Purflo. Lire ici le communiqué >>
Hésitant devant l'excellente qualité des candidatures reçues pour le Prix d’Excellence, le jury décidait de remettre également un Prix Coup de Cœur 2010 à l’entreprise Créaform, spécialisée dans les solutions numériques 3D.
La CCFC Québec se devait de célébrer cette dixième édition. Un second Prix d’Excellence était donc décerné exceptionnellement, celui du Grand Prix de la décennie, récompensant une entreprise lauréate ou finaliste d’une édition antérieure du Prix d’excellence pour promouvoir l’évolution à long terme des partenariats franco-québécois. Le lauréat de ce grand prix fut le groupe Unipex, une entreprise qui s’est faite remarquer pour son développement exceptionnel et ses récentes acquisitions en Europe. Lire ici le communiqué >>
Enfin, pour clore cette série de récompense et afin d’encourager la relève, la CCFCQ remettait la bourse Pierre Dugua de Mons à un étudiant québécois pour l’encourager à étudier en France et participer ainsi au renforcement des liens Québec-France. Le récipiendaire de la bourse était cette année Sébastien Gélinas, étudiant en sciences de l’administration spécialisé en marketing à l’Université Laval, et partant étudier en France dans la grande école de commerce et de management Euromed à Marseille. Lire ici le communiqué >>
Plus de 250 personnes étaient venues participer à la soirée de Gala qui se voulait un moment de convivialité, d’amitié entre deux peuples, tout en créant une atmosphère favorable au réseautage. La soirée se terminait en beauté avec le tirage de prix de présence de rêve, notamment un « Combo Soleil », voyage pour deux personnes vers une destination de rêve au soleil offert par Air Transat et le Club Med, ainsi qu’un « Combo Magique », séjour de 3 jours à Disneyland Paris, offert par Euro Disney et Air France.
De magnifiques objets avaient de plus été mis à l’encan et ont fait le bonheur de plusieurs participants, en particulier une snowboard utilisée et dédicacée par Dominique Maltais, médaillée olympique, ou encore un très beau meuble de la Maison d’Amandine décoré par un artiste.

La Semaine d’Excellence se clôturait le vendredi 22 octobre par un colloque sur les marchés européens. Pour cette deuxième édition du colloque, la CCFC Québec réunissait plusieurs intervenants autour du thème « partir, s’établir, réussir », appelés à partager leur connaissance du marché français et leur expérience d’implantation en France et en Europe.
Cinq intervenants ouvraient cette journée en témoignant des difficultés qu’ils avaient rencontrées lors de leurs propres démarches, qu’elles soient purement matérielles (démarches administratives, disponibilité du marché, etc) ou culturelles, qui ne sont pas forcément les moindres, en dépit d’une langue commune. Ils se sont aussi attachés à détailler les organismes et programmes d’aide à l’implantation qui permettent de passer outre la plupart de ces difficultés, ce qui peut avoir un effet bénéfique de diminution des coûts. Montrant que les difficultés ne sont pas infranchissables et que, finalement, il n’y a pas d’exportation facile, les principaux conseils mis en avant durant le premier volet du colloque étaient la persévérance, une bonne planification préalable, et avant tout une forte volonté de réussir.
Suivant le panel d’intervenants, Jean Thibodeau, du Centre de recherche industrielle du Québec, a présenté les organismes et démarches de normalisation et de certification des produits.
Charles Boulanger, président d’Unipex, qui s’est vue décerner la veille le Grand Prix d’Excellence de la décennie, a ensuite donné un témoignage passionnant de sa longue expérience dans le monde international des affaires et plus précisément de l’implantation de son entreprise sur le marché français. Comme plusieurs intervenants quelques dizaines de minutes plus tôt, il a insisté sur les différences culturelles qui peuvent émerger dans des relations d’affaires et surprendre. Affirmant que cet écart culturel qui peut être un temps masqué par la langue pouvait être à l’origine de mésentente, il a conseillé une adaptation nécessaire au milieu d’affaire dans lequel on s’implante.
Philippe Yvergniaux de l’Agence française pour les investissements internationaux terminait ce colloque en faisant une présentation des forces du marché français.
Mais c’est Jean-Paul Balcou, le président du SAN du Val d’Europe, qui terminait cette semaine en beauté en déclarant vouloir ouvrir une « Porte des affaires du Québec » en Val d’Europe, convaincu du formidable potentiel du Québec. Annonçant une collaboration de longue durée avec le Québec et la CCFC Québec, Serge Duclos, directeur exécutif de la Chambre, a tout de suite relié cette porte des affaires au Centre des affaires franco-québécois ouvert récemment par la CCFCQ à Québec. Lire ici le communiqué >>
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